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Fraternité mondiale de la schizophrénie et des maladies connexes (WFSAD)
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STIGMATISATION ET DISCRIMINATION

Petit questionnaire

Harmonie (poème)

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Ce qu'en pense une mère

Un membre de l'un de nos groupes familiaux a récemment fait une présentation sur la stigmatisation, lors d'une conférence sur la réadaptation en Afrique du Sud. Son époux et elle ont trois fils qui ont été frappé de schizophrénie au début de leur vingtaine. Voici quelques extraits de sa conférence:

À propos de son second fils elle dit : «Il a pu terminer ses études et a un emploi depuis janvier 1994. Il est un membre apprécié d'une équipe où personne n'est au courant de son problème. Mais, s'ils le découvraient, il perdrait son emploi. Il y a deux ans, après avoir révélé qu'il était malade, il a effectivement perdu son emploi. Du coup, il a perdu sa dignité. Nous avons dû l'entourer d'affection pendant longtemps pour lui faire retrouver une partie de son estime de soi...»

«Mon cadet, alors âgé de 23 ans, a pu profiter de l'existence de médicaments efficaces et de notre attention affectueuse dès le départ. Il est en état de rémission complète depuis 1994. Après huit mois de tendre attention et de repos total, il a pu reprendre ses études. Il a obtenu son diplôme avec une mention et, premier dans l'un de ses domaines de spécialité, il a reçu un prix. L'année dernière, il a suivi un cours d'un an et a gagné le trophée du meilleur étudiant avec une moyenne de 93 %. De temps en temps, quand il souffre de stress, il croit entendre des voix, souffre de paranoïa ou se sent très coupable à propos de choses sans importance. Comme nous l'avons déjà fait auparavant, l'un de nous l'entourons d'affection. Il vient de se trouver un nouveau poste qu'il occupera bientôt. Sa plus grosse crainte, c'est qu'on découvre sa maladie. Il écrit : 'Je ne peux pas raconter mon histoire. Je suis coupable d'un crime horrible : une maladie mentale. Peut-être qu'un jour vous comprendrez tous. Pour le moment, je dois me cacher, mais j'espère que je serai découvert, découvert pour l'être humain que je suis et qui veut faire une contribution valable à la société. Du moins, je sais que la vie peut continuer et qu'elle continue en fait après la schizophrénie'.»


L'ASSOCIATION MONDIALE DE LA SCHIZOPHRÉNIE ET DES MALADIES APPARENTÉES
(WORLD FELLOWSHIP FOR SCHIZOPHRENIA AND ALLIED DISORDERS)

124 Merton Street, Suite 507, Toronto, Ontario, M4S 2Z2, Canada
 

© 1997-2003 World Fellowship for Schizophrenia and Allied Disorders