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Fraternité mondiale de la schizophrénie et des maladies connexes (WFSAD)
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STIGMATISATION ET DISCRIMINATION

Petit questionnaire

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N'encourageons pas la stigmatisation

Extrait de The World Schizophenia Fellowship Newsletter,
3e trimestre, 1995

Chaque jour de notre vie nous contribuons à la stigmatisation. Avec nos amis, chaque fois que quelqu'un oublie quelque chose, fait quelque chose de travers, exprime une opinion inacceptable ou même ne fait que perdre quelque chose, comment réagissons-nous? Par des plaisanteries qui dénigrent son comportement : «Ils vont te mettre à l'asile bientôt», dit-on, en riant. Nous sommes-nous déjà demandé pourquoi nous faisions cela? Est-ce pour cacher notre gêne devant quelque chose qui s'écarte quelque peu du comportement considéré normal ou acceptable? Pourquoi nous attendons-nous à ce que tout le monde se conforme à une sorte de norme de ce qui est «normal»? Quand nous rions de nos amis, nous essayons de trouver une excuse pour leurs actions; c'est une façon de cacher notre gêne devant une situation jugée inacceptable. Nous devrions apprendre à accepter mutuellement les imperfections que nous avons tous et toutes, à un degré plus ou moins fort, en encourageant l'acceptation et la tolérance dans tous les domaines de la vie quotidienne.

Il n'est donc pas surprenant que les gens qui sont en position désavantageuse à cause d'un trouble mental se voient en butte à des plaisanteries et à des commentaires comme ceux que nous venons de mentionner. Mais, dans ce cas, ces plaisanteries et ces commentaires sont souvent chargés d'une manière qui trahit notre mauvaise volonté et notre manque de sensibilité. Les rires peuvent être perçus comme des moqueries difficiles à tolérer pour une personne vulnérable.

Il n'y a rien d'étonnant à ce que les gens atteints de maladie mentale tendent à refuser ou à faire abstraction de leur diagnostic puisqu'ils sont souvent exposés à des abus verbaux, qu'on se moque d'eux ou qu'on les maltraite. Il y a même des groupes de patients qui poussent ce refus jusqu'à se moquer des professionnels qui traitent les troubles mentaux comme un problème médical. Ces gens acceptent la stigmatisation plutôt que de combattre la honte et le blâme et d'accepter le fait qu'il s'agit vraiment d'un problème de nature médicale.

Lorsque nous reconnaîtrons qu'il s'agit de problèmes médicaux réels, ayant une étiologie réelle et des symptômes réels, comme toute autre maladie, nous commencerons à comprendre et, finalement, à éprouver de la compassion. Cependant, il est difficile de faire changer les attitudes. Il faut d'abord commencer par changer soi-même. Encourageons la tolérance dans notre vie quotidienne. Soyons lents à nous mettre en colère, lents à critiquer, mais désireux d'apprendre; soyons lents à blâmer, mais désireux d'écouter et prêts à accepter. DF


L'ASSOCIATION MONDIALE DE LA SCHIZOPHRÉNIE ET DES MALADIES APPARENTÉES
(WORLD FELLOWSHIP FOR SCHIZOPHRENIA AND ALLIED DISORDERS)

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